L’impact des politiques gouvernementales sur le marché de l’immobilier neuf

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Les politiques gouvernementales ont un rôle majeur à jouer dans le développement du marché de l’immobilier neuf en France. Qu’il s’agisse de mesures visant à stimuler la construction de logements neufs ou d’incitations fiscales pour encourager les particuliers à investir dans la pierre, les actions menées par le gouvernement ont des répercussions directes sur l’évolution du secteur. Cet article se propose d’examiner les principaux dispositifs mis en place ces dernières années et leur impact sur le marché immobilier.

Les politiques de soutien à la construction de logements neufs

Les mesures de soutien à la construction de nouveaux logements revêtent une importance capitale dans l’évolution du secteur immobilier.

Ces initiatives, instaurées par les autorités publiques, cherchent à dynamiser le marché immobilier neuf en proposant divers avantages aux promoteurs et aux acquéreurs dans différentes régions de la France, notamment en Ile-de-France. Par exemple, si vous optez pour un investissement dans un programme immobilier 94, il est probable que vous bénéficiiez de ces incitations.

Face à une demande croissante de logements et afin de résorber l’insuffisance chronique de l’offre, le gouvernement français a mis en œuvre plusieurs plans d’action visant à encourager la production de résidences neuves. Parmi les principales initiatives figurent :

  • La loi Elan (Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique), promulguée en novembre 2018, qui vise à simplifier les démarches administratives liées aux projets immobiliers, favoriser la mixité sociale dans les communes et encourager la construction de logements intermédiaires.
  • L’aide à la pierre, mise en place depuis 2016, qui permet de financer partiellement la construction de logements sociaux grâce à des subventions accordées par l’État et les collectivités territoriales, en contrepartie de la mise sur le marché de biens à loyers modérés.

Ces politiques ont contribué à stimuler la construction de logements neufs sur l’ensemble du territoire français. Par exemple, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), près de 400 000 logements neufs ont été mis en chantier en 2019, soit une progression de +1% par rapport à l’année précédente.

Au-delà des mesures de soutien à la construction, le gouvernement a également mis en place divers dispositifs destinés à inciter les particuliers à acheter dans le neuf. Parmi les principaux avantages figurent :

  • Des frais de notaire réduits : contrairement à l’immobilier ancien, l’achat d’un logement neuf bénéficie d’une fiscalité avantageuse, avec un taux de droits de mutation réduit par rapport aux acquisitions de biens datant de plus de cinq ans.
  • La TVA à taux réduit pour certaines opérations immobilières : sous certaines conditions, notamment si vous achetez un logement neuf en résidence principale et que votre niveau de ressources respecte les plafonds fixés, vous pouvez profiter d’une économie substantielle.

Les dispositifs fiscaux favorisant l’investissement locatif

En plus des mesures d’aide à la construction et des incitations à l’achat, le gouvernement a instauré des mécanismes visant à encourager l’investissement locatif dans le neuf.

Les plus célèbres sont les dispositifs Pinel et Pinel+, nommé d’après l’ancienne ministre du Logement Sylvia Pinel. Ce dispositif offre aux propriétaires bailleurs acquérant un logement neuf destiné à la location une réduction d’impôt proportionnelle à la durée de la location.

Ces mécanismes visant à encourager l’investissement locatif ont contribué à dynamiser le marché de l’immobilier neuf. Selon les statistiques publiées par le Commissariat général au développement durable (CGDD), près de 263 000 mises en chantier de logements nouvellement construits ont été lancées en 2018 grâce à ces dispositifs, soit une hausse de +1,2% par rapport à l’année précédente.

Même si les politiques gouvernementales ont favorisé la production et l’acquisition de logements neufs, il est important de souligner que leur impact sur les prix reste mitigé. Selon les chiffres du baromètre LPI-SeLoger, le prix moyen d’un logement neuf en France enregistrait une hausse annuelle de +4,5% au premier trimestre 2020, soit une progression supérieure à celle constatée pour l’immobilier ancien (+3,6%).

Cette hausse des prix s’explique en partie par les coûts de construction, qui ont augmenté ces dernières années en raison de la mise en place de normes environnementales plus strictes (comme la réglementation thermique RT 2012). De plus, la rareté du foncier dans certaines zones, notamment en Île-de-France et dans les grandes métropoles, contribue également à l’inflation des prix de l’immobilier neuf.

En définitive, les politiques gouvernementales ont un impact indéniable sur le marché immobilier en France, avec des effets positifs sur l’amélioration de l’offre de logements neufs pour répondre à la demande croissante.

Toutefois, d’autres facteurs exogènes tels que les coûts de construction, la réglementation et la disponibilité du foncier peuvent influencer la dynamique des prix et atténuer certains des bénéfices obtenus grâce aux incitations fiscales et aux aides à la construction.

 

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