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Tribunes
J.-N. Jeanneney, "Les responsabilités civiques des historiens"
Mardi 29 avril 2008

Université de Melbourne, 29 avril 2008.

Mesdames et Messieurs, pour ouvrir à une hauteur suffisamment noble la conférence à laquelle vous m’avez fait l’honneur de me convier, j’inaugurerai mon propos en citant quelques phrases impressionnantes de Chateaubriand à propos de Napoléon, publiées dans le journal Le Mercure le 4 juillet 1807 : « Lorsque, dans le silence de l’abjection, on n’entend plus retentir que la chaîne de l’esclave et la voix du délateur, lorsque tout tremble devant le tyran et qu’il est aussi dangereux d’encourir sa faveur que de mériter sa disgrâce, l’historien paraît, chargé de la vengeance des peuples. C’est en vain que Néron prospère… Tacite est déjà né sous l’Empire. »

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Pierre Nora, "Liberté pour l’histoire !"
Samedi 11 octobre 2008

Le Monde, 11 octobre 2008

Les historiens sont aujourd'hui appelés à se mobiliser contre l'ingérence du pouvoir politique dans le domaine de la recherche et de l'enseignement historiques et à s'insurger contre la multiplication des lois criminalisant le passé. C'est ce qui en avait motivé près d'un millier, depuis 2005, à se regrouper derrière René Rémond dans une association, Liberté pour l'Histoire.

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Pierre Nora, "La vérité légale, une pratique des régimes totalitaires"
Jeudi 14 août 2008

Pierre Nora, « La vérité légale, une pratique des régimes totalitaires », interview au Nouvel Observateur, 14 août 2008.

Depuis quinze ans, le Parlement français a légiféré pour réprimer la négation de certains crimes de masse. D'où vient cet activisme ? Est-ce une spécificité nationale ?

Pierre Nora - Techniquement, depuis la Constitution de 1958, le Parlement ne peut plus voter des «résolutions de principe». Il ne peut voter que des lois. Quand cette loi dit, comme en 2001 , «la République française reconnaît le génocide arménien», c'est sans conséquence concrète. Mais quand cela est assorti de sanctions pénales, c'est une tout autre affaire.
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Henry Rousso, "Pourquoi j’adhère à LPH"
Lundi 25 février 2008

Lorsque la pétition « Liberté pour l’histoire » avait été lancée, en décembre 2005, j’ai exprimé un désaccord sur un point important : l’impossibilité politique d’abolir la loi Gayssot réprimant le négationnisme. Quels que soient les défauts et les effets pervers de cette loi, la supprimer alors que la négation de la Shoah est devenue dans certains pays une idéologie d’État (notamment en Iran), me paraissait – et me paraît toujours – inopportun (« Mémoires abusives », Le Monde, 24 décembre 2005).

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