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Mardi 29 janvier 2013 |
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Quelques remarques sur la décision-cadre 2008/913/JAI de l’UE relative au racisme et à la xénophobie Par Paolo Lobba 1. INTRODUCTIONLa décision-cadre de l’Union européenne 2008/913/JAI (ci-après nommée la « Décision »)1 est entrée en vigueur après des longues négociations entre les États membres, longueur qui reflétai la nature controversée des questions abordées dans ce texte. La Décision puise ses origines dans les politiques antiracistes conduites par l’UE depuis le milieu des années 1980, et elle couvre une vaste palette de mesures conçues pour contrer le racisme et la xénophobie, notamment la criminalisation de l’incitation publique à la haine et à la violence raciales, la responsabilité des personnes morales et les peines qu’elles encourent, et les réglementations assurant une large application de cette compétence juridictionnelle. |
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Lundi 02 janvier 2012 |
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Par Pierre Nora, Président de Liberté pour l’histoire. Article paru dans Le Monde le 28 décembre 2011 sous le titre Lois mémorielles : pour en finir avec ce sport législatif purement français. On ne pouvait imaginer pire. Et si le Sénat devait confirmer cette funeste loi sur « la pénalisation de la contestation des génocides établis par la loi », ce sont les espoirs de tous ceux qui ont désapprouvé la généralisation des lois mémorielles et tous les efforts de l’association Liberté pour l’histoire depuis sa création, en 2005, qui se trouveraient anéantis. À peine y avait-il une cinquantaine de députés en séance pour voter à main levée. Je ne doute pas que les plus conscients d’entre eux ne tarderont pas à se mordre les doigts devant les conséquences de leur initiative. L’ampleur du désastre est telle qu’il faut reprendre la question à zéro. |
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Samedi 03 mars 2012 |
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Libération, 29 février 2012 - Interview de Paul CASSIA par Lilian ALEMAGNA Quelle est votre réaction après la décision du Conseil constitutionnel de censurer cette loi ? C’est une bonne décision, attendue par les juristes. Son sens ne faisait pas de doute, hormis pour les auteurs de la proposition de loi, qui avaient tenté de faire prévaloir le supposé «humanisme» dont s’inspirerait leur texte sur le respect de la Constitution. Pourquoi une «bonne décision» ? Elle fait respecter un principe : le Parlement n’a pas à s’ériger en tribunal. Ce n’est pas à lui de qualifier pénalement des faits, et il ne peut, au regard de la Constitution, réprimer un crime qu’il a lui-même qualifié de génocide. Le texte censuré renvoie à la loi du 29 janvier 2001 qui reconnaît le génocide arménien. Le conseil a donc aussi jugé cette loi inconstitutionnelle. |
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Mercredi 29 février 2012 |
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L’été de mes quinze ans, deux livres me feront voir le monde d’une autre façon, Si c’est un homme, de Primo Levi et Un génocide exemplaire : Arménie 1915, de Jean-Marie Carzou. Dès lors la shoah ne cessera de me hanter, ainsi que le génocide arménien, que ma mémoire fredonne sur l’air de Ils sont tombés du grand Aznavour. Je l’évoque dans mon petit Pour Malraux, paru en 1996. Je conserve, comme une relique, Sissouan ou l’Arméno-Cilicie, le mémorial, acheté naguère au Caire, publié par les Frères de Saint-Lazare de Venise après les massacres de 1895, que j’ai fait reproduire à quelques exemplaires pour Pascal Carmont, notre ancien Consul Général à Alexandrie, auteur des Amiras, et pour d’autres amis qui se reconnaîtront. |
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Mardi 24 janvier 2012 |
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L’association Liberté pour l’histoire déplore vivement qu’il se soit trouvé au Sénat une majorité assez docile aux consignes politiciennes et aux pressions électorales pour voter sans en modifier une virgule une loi adoptée à l’Assemblée nationale dans des conditions hautement discutables par le vote à main levée de cinquante députés. Elle tient à saluer le courage et la sagesse du président de la commission des lois, Jean-Pierre Sueur, et la qualité des interventions dans le débat d’une minorité de sénateurs qui ont su exprimer avec le cœur et l’intelligence le respect du droit et la voix du bon sens. |
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Mercredi 25 janvier 2012 |
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Contestation des génocides reconnus par la loi : un texte contraire à la Constitution, pour la commission des lois. Interview de Jean-Pierre Sueur, président de la commission des lois, 19 janvier 2012. Vidéo de 03:47 minutes. Sénat.fr
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Jeudi 05 janvier 2012 |
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Par Françoise Chandernagor, vice-présidente de Liberté pour l’histoire. Article paru dans Le Figaro le 29 décembre 2011 sous ce titre. En pénalisant la contestation de tous les génocides qu’aura reconnus la loi française, l’Assemblée nationale vient d’accoucher d’un monstre conceptuel. Un monstre né d’une aberration juridique et d’un non-sens historique. La loi adoptée le 21 décembre n’interdit pas seulement aux historiens toute recherche sur les circonstances, les modalités et l’ampleur de l’extermination des Arméniens en 1915, elle dote, par avance, d’un mécanisme de répression automatique la minimisation de tout crime du passé qu’il plaira à notre Parlement de qualifier de génocidaire. Juridiquement, il s’agit là d’une quadruple hérésie. |
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