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Mercredi 21 avril 2010 |
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Pierre Nora, le 20 avril 2009 À l’automne de 2008, Jean-Marc Sauvé, président du Conseil d’État, m’avait consulté en tant que président de Liberté pour l’Histoire, comme il l’avait fait pour bien d’autres personnalités, sur la suite à donner à des requêtes de descendants de déportés juifs disparus dans les camps de concentration et d’extermination allemands et réclamant solidairement à l’État et à la SNCF une indemnisation pour les préjudices subis par eux. Je lui avais répondu qu’à titre personnel, et sans engager l’association Liberté pour l’histoire, il me paraissait sage de ne pas s’engager dans une telle voie. |
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Depuis 2005, Liberté pour l’Histoire lutte contre la tendance du pouvoir législatif à criminaliser le passé, mettant ainsi de plus en plus d’obstacles à la recherche historique. En avril 2007, une décision-cadre du Conseil des ministres européens a donné une extension internationale à un problème jusqu’alors français. Au nom de la répression, indiscutable et nécessaire, du racisme et de l’antisémitisme, cette décision institue dans toute l’Union européenne des délits nouveaux qui risquent de faire peser sur les historiens des interdits incompatibles avec leur métier.
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